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Entre brise et tempête

Publié le

Contribution au débat public sur le bien-fondé des parcs éoliens en Ariège et ailleurs


Aujourd'hui où plus personne (ou presque) n'ose nier l'évidence du réchauffement climatique et ses catastrophes annoncées ni la fin prévisible des énergies fossiles conventionnelles, on s'agite beaucoup pour trouver des solutions vertes à la production d'énergie dont la demande va toujours croissant.
Ainsi, depuis quelques années, en France, on voit pousser comme des champignons des aérogénérateurs industriels, dénommés éoliennes, du nord au sud d'est en ouest sur terre sur mer et bientôt dans les airs (éolienne volante). En France, mais aussi dans toute l'Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Asie, en Afrique, bref partout dans le monde, « a big business international ».
Pour alimenter le débat houleux sur le bien-fondé de ces installations, voici quelques éléments de réflexion. Une annexe avec textes et sources complète la vision d'ensemble - forcément limitée - présentée ici.


Préambule
Les aérogénérateurs sont censés produire une énergie renouvelable pour un développement durable sans émission de CO2, et participer avec d'autres énergies « propres » au remplacement à court et moyen terme des énergies dangereuses et polluantes (nucléaire, pétrole, charbon, gaz de schiste, gaz de sable bitumineux, etc.).
En France, en gros l'énergie électrique provient à 80 % des centrales nucléaires, les 20 % restants se partagent entre 14 % d'énergies dites renouvelables (dont 9 % hydraulique) et 6 % diverses (gaz, charbon, fioul, autres) (source : facture Edf). La part d'électricité d'origine éolien est actuellement de moins de 4 % de la consommation totale d'électricité. Sachant que celle-ci représente moins de 40 % du total des énergies consommées, l'éolien au final représente moins de 1,6 % de ce total des énergies consommées.

De l'électricité dans l'air
Dans ce contexte, vu l'évolution du tout électro-numérique (gestion généralisée du monde productif et domestique par les ordinateurs associés aux objets intelligents) et l'improbable diminution des besoins en électricité, quelles que soient les améliorations des performances des aérogénérateurs il faudrait saturer totalement le pays d'éoliennes (et de panneaux solaires) pour s'approcher des directives de la transition énergétique : 20 % d'énergies renouvelables d'ici 2020. Un rapide coup d'oeil sur la carte actuelle des parcs éoliens en France (visible sur la base de données du site the wind power) et on imagine la suite. Pas un bout de paysage où l'on ne verrait de près ou de loin ces ailes de géants.
Instable et fluctuante, non stockable à ce jour, avec une production éloignée des lieux de consommation et un réseau de distribution en perpétuel aménagement, la production électrique des aérogénérateurs loin d'apporter une autonomie énergétique locale alimente le marché européen d'Edf et ses sous-traitants : « La France reste le pays le plus exportateur d’électricité en Europe, puisqu’elle est le seul pays à avoir un solde exportateur supérieur à 30 TWh. Cette année (2013) le solde français des échanges aux frontières a ainsi augmenté de 6,8 % pour atteindre la valeur de 47,2 TWh. » Pour info, la production éolienne en 2013 a atteint 15,9 TWh. (Bilan RTE-2013, p. 19)


Un océan d'argent
Une éolienne terrestre coûte au minimum 2 millions d'euros (voir Gudas et Malleon en Ariège), une éolienne offshore 4 millions d'euros. Un appel d'offres éolien offshore peut aller jusqu'à 2 milliards d'euros (GDF Suez et le projet de 141 éoliennes au Tréport en Seine-Maritime). Nombre d'offres proposent au particulier entre 4 et 7 % de rentes pour qui mise sur les éoliennes. Sur plusieurs millions sinon milliards d'euros, ça fait une somme ! D'où vient ce profit, alors qu'il faut attendre, dit-on, dix à quinze ans avant qu'un parc soit rentable ?
Entre la garantie par Edf des prix d'achat très avantageux du kWh (répercutés sur nos factures), les défiscalisations diverses, les subventions de l'Europe, la spéculation sur les métaux rares (composants actuels des aérogénérateurs) extraits et traités dans des pays où le travail – et par conséquent la vie - des hommes ne vaut rien, plus toutes les dérogations accordées pour faciliter l'implantation d'un parc éolien, la rentabilité financière des investisseurs est assurée et supplante toute autre forme de réflexion et question sur l'intérêt véritable de cette industrie.
On propose aux communautés de communes une contrepartie financière annuelle, répartie entre communes, département et région, (en Ariège, environ entre 20 000 et 50 000 € par commune), plus une rente aux propriétaires des terrains occupés par les éoliennes. Combien de communes dont les budgets se réduisent chaque année résisteront aux sirènes ?


La magie du marché
Depuis 2005, suite au protocole de Kyoto, les sites industriels sont soumis à un quota d'émissions de carbone. Si un site produit moins de C02 que le quota fixé, il génère des crédits carbone qu'il peut vendre sur le marché du carbone. A l'inverse, un site qui ne respecte pas son quota devra acheter des droits pour payer son excédent d'émissions de carbone. Ces droits sont cotés en bourse, se vendent en tonnes d'équivalent C02 dont le prix est fixé en fonction de l'offre et de la demande.
Ainsi, plus Areva, Total, Siemens, Alstom, GDF Suez, EDFen, GE ou Vinci et bien d'autres produisent de l'énergie « verte » plus ils créent des crédits carbone qu'ils peuvent vendre et acheter selon les besoins de leurs sites industriels installés un peu partout dans le monde. Ces derniers exploitent - au plus grand mépris des populations locales et parfois même avec l'aide de l'armée (Mexique) - non seulement les ressources fossiles traditionnelles fort émettrices de gaz à effet de serre, mais aussi les non conventionnelles particulièrement polluantes (gaz de schistes, sables bitumineux, d'autres à découvrir).
Si l'on ne réduit pas drastiquement et rapidement les émissions de CO2, les dérèglements climatiques bouleverseront les conditions vitales à la survie de l'espèce humaine. Pourtant face à la pression du lobby des multinationales européennes Business Europe, l’Union européenne a accepté l'importation du pétrole issu des sables bitumineux canadiens, (Vote du parlement européen du 17 déc 2014). Ceux-ci rejettent 23 % de carbone de plus que les carburants classiques. Aujourd'hui au Canada, mais demain, ici ? Un avant-goût du Traité transatlantique qui se profile à l'horizon. Face à la puissance des lobbies internationaux, qui pourra freiner l'avidité des industriels et de leurs actionnaires ?


Du vent à Fukushima
Mieux vaut les éoliennes que les centrales nucléaires, nous dit-on. Mais les unes ne remplaceront pas les autres. Avec la politique pro-nucléaire confirmée tout récemment par Ségolène Royal, le nucléaire a un bel avenir. La France prolonge de dix ou vingt ans la durée de vie de ses vieilles centrales dont régulièrement on nous annonce la fermeture, sans cesse repoussée. Edf va construire en Angleterre deux réacteurs EPR (type Flamanville, au coût exorbitant et travaux qui n'en finissent pas) pour agrandir le site nucléaire Hinkley Point, projet subventionné par l'Europe. Sans parler des projets en Chine, Russie, Amérique, Afrique...
Nous aurons donc les éoliennes et le nucléaire (en attendant d'y ajouter les prochaines explorations minières). Et comme chacun sait depuis Tchernobyl les nuages ne s'arrêtent pas aux fontières. A l'échelle de la radioactivité nucléaire, l'Europe est un mouchoir de poche, le monde un village, les nuisances éternelles.

Les liaisons dangereuses
Les industries de l'éolien et du nucléaire produisent de l'électricité qui passe par les mêmes réseaux de distribution, éolien et nucléaire sont soutenus par les mêmes lobbies industriels, vastes et puissants, éolien et nucléaire sont tous deux dépendants des minerais contenus dans les terres rares et, comme la nature est bien faite, les gisements de terres rares sont souvent combinés avec des ressources d'uranium (combustible des centrales nucléaires) et de thorium, tous deux radioactifs. L'Eolien ne sait toujours pas recycler ses déchets, le nucléaire continue d'enfouir une partie des siens sous terre, une autre partie est utilisée dans la fabrication d'armes particulièrement sophistiquées et destructrices.


Abondantes terres rares
Les terres rares désignent 17 métaux : le scandium, l'yttrium, et les quinze lanthanides. Composants indispensables de la haute technologie, on les retrouve partout : batteries de voitures électriques et hybrides, pots catalytiques, additifs diesel, portables, smartphones, caméras, écrans plats, disques durs, alliages magnétiques, lasers, LED, ampoules basse consommation, panneaux photovoltaïques, éoliennes, équipements médicaux, dans la filière nucléaire, dans l'industrie aéronautique et de la défense (capteurs de radars et sonars, missiles de croisière, munitions guidées, équipements de vision nocturne, satellites, etc.), dans les objets intelligents... la liste est infinie. Pour donner un ordre de grandeur, un téléphone portable en contient quelques grammes, une voiture 70 kg, une éolienne entre 600 kg et une tonne. (Rapport Sénat juillet 2014, pages 20, 54, 60)
Malgré leur nom trompeur, les terres rares seraient abondantes sur la croute terrestre (même si difficilement exploitables du fait de leur faible concentration), ce qui ne veut pas dire inépuisables. Mais rares elles le sont par le nombre de pays qui acceptent d'ouvrir les mines d'extraction et plus encore les usines de traitement. 97 % de la production des terres rares se fait aujourd'hui en Chine (qui, selon les sources, détient entre 35 ou 50 % des réserves mondiales).

De la radioactivité aux eaux contaminées
Pour bénéficier du confort vert et intelligent ici, il faut bien noircir là-bas ! La radioactivité (uranium et thorium) dégagée lors de l'extraction des minerais, l'usage d'acides ultra toxiques et de quantités énormes d'eau (des millions de litres par heure) pour leur traitement empoisonnent population, animaux, végétaux et nappes phréatiques. Pour exemple, en Mongolie intérieure, la radioactivité mesurée dans les villages près de la mine de Baotou serait 32 fois supérieure à la normale (contre 14 fois à Tchernobyl). En Chine, les 400 “villages du cancer” sont situés aux abords de centres industriels, en aval de cours d’eau pollués ou encore à proximité de mines. Face à une telle désolation on en oublierait presque de parler des émissions de CO2 dues à l'exploitation de ces tristes mines et au transport des métaux.

Aujourd'hui encore, les sociétés occidentales préfèrent laisser ce sale travail aux Chinois. Quoique ! fermée en 1998 pour cause de ces mêmes pollutions, la mine de Mountain Pass en Californie, principal producteur mondial des années 1960 aux années 1980, vient de redémarrer.

Métaux critiques et stratégiques
Ou, de la dépendance aux hydrocarbures à la dépendance aux métaux stratégiques.
Selon Mme Anne de Guibert, directrice de la recherche de SAFT (batteries haute technologie) : « cinq terres rares ne seront plus en quantité suffisante dans les quinze années à venir : le terbium, l’yttrium, le néodyme, l’europium, le dysprosium. Le risque de pénurie est réel, même s’il y a probablement des gisements non identifiés. » Le néodyme et le dysprosium sont utilisés dans les aimants des éoliennes de grande puissance. « Avec le boom du numérique et des nouvelles technologies vertes, et la montée en puissance des pays émergents, aujourd'hui, à l'échelle de l'économie mondiale, les terres rares sont considérées comme des métaux stratégiques. » (Sénat – juillet 2014). Stratégiques car on ne maîtrise pas l'approvisionnement ni la chaîne technologique de séparation, traitement et alliage de ces matières et, dans le même temps, elles ont des fonctionnalités irrremplaçables.
De stratégiques, elles deviennent aussi critiques « lorsque il y a pénurie, soit organisée pour des raisons politiques, soit naturelle pour des causes géologiques. {...} avec un taux de croissance de la demande mondiale de 8 à 10 % par an (en comparaison le cuivre est de l'ordre de 2 %) et sachant que 40 à 60 % des substances des nouvelles technologies sont d'origine minérale, le risque de pénurie existe .» (Sénat – juillet 2014). Si nous rajoutons les difficultés d'approvisionnement et de traitement, tous les ingrédients sont là pour le grand jeu des spéculateurs de toutes sortes. Un seul exemple : le prix du dysprosium - très utilisé dans l'industrie aéronautique et dans les éoliennes – a vu son prix passer de 103 dollars/kg en janvier 2008 à 2830 dollars/kg en juillet 2011.


Des terres rares chinoises aux gisements français
Pour faire face au quasi monopole de la Chine et à la flambée des prix des terres rares, le Canada, l'Australie et l'Afrique du Sud multiplient les projets d'extraction et de prospection, y compris dans les fonds marins du Pacifique. L'Union européenne encourage la recherche dans les mines profondes, terrestres ou marines.
En France, un projet minier est en cours de définition par le ministère du redressement productif, impliquant une réforme du Code minier et la création d’une Compagnie nationale minière. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, service géologique national français) et l’Institut national des recherches marines (IFREMER) se penchent de plus en plus sur la viabilité des gisements de nodules polymétalliques. (Sénat – juillet 2014)

Les politiques et les industriels se demandent comment exploiter des mines sans porter atteinte à l’environnement et à la santé publique. « Comment relancer la production minière en offrant des salaires décents ? Comment faire accepter à l'opinion publique les nécessités de l’exploitation minière ? Comment adoucir la dictature des analystes financiers, qui veulent une rentabilité à court, très court terme ? » (Sénat juillet 2014)


Des Collines de l'Ariège à Riverstone
Pour illustrer rapidement la mainmise des multinationales sur le territoire, camouflées derrière des noms qui sonnent joliment « local », prenons le cas d'Energies des Collines de l'Ariège, dont le projet est d'installer un parc de 11 éoliennes géantes sur les communes de Malleon et Gudas. Cas exemplaire parmi la multitude de montages juridiques et financiers des parcs éoliens qui envahissent la France. D'abord un bureau d'études, Opale-EN, accompagné d'un cabinet de conseil Cieo dont le rôle principal est de « créer de l'acceptabilité sociale », tous deux travaillent de concert pour « Energies des collines d'Ariège », société domiciliée à Strasbourg créée expressément pour ce projet et détenue par Velocita, groupe européen basé à Londres. Ainsi Velocita, créant ses filiales locales selon les besoins, peut « développer, construire, financer et exploiter des parcs éoliens en Europe », elle prospecte et achète les projets une fois ceux-ci autorisés par l'Administration, construit les parcs et devient, via ses filiales locales, propriétaires desdits parcs. Mais Velocita n'est qu'un des intermédiaires avant d'arriver au véritable bénéficiaire, Riverstone, groupe d'investissement international dans le domaine de l'énergie, toutes les énergies, dont les hydrocarbures conventionnels et non conventionnels. Cet ensemble bien construit et adaptable à chaque situation permet d'acquérir les droits d'exploitation et de bénéficier des subventions européennes. Ce genre de montage s'applique tout aussi bien aux champs photovoltaïques, aux gravières, carrières, mines, barrages hydrauliques, etc., tout ce qui peut produire de l'énergie et du matériau avec un fort potentiel de rentabilité.


Grande braderie, vente du territoire en pièces détachées
Une fois les droits d'exploitation acquis, d'un parc éolien ou solaire, d'une carrière, d'une mine..., ces droits peuvent être revendus et passer - via des sociétés - d'une multinationale à une autre selon les lois du marché, sans que juridiquement ni les habitants vivant sur place, ni la région, ni même le pays puissent intervenir. Après le CETA, accord commercial entre le Canada et l'Union européenne (importation en Europe de gaz bitumineux du Canada via les Etats-Unis, par exemple), le TAFTA, accord commercial en cours de discussion entre les Etats-Unis et l'Europe, est en train de ficeler les règles du marché libéral totalitaire : « où je veux, quand je veux, comme je veux, et si des obstacles sociaux ou techniques ou autres freinent l'exploitation dont j'ai les droits, l'Etat sera à l'amende et paiera les intérêts perdus ! »
Ne nous leurrons pas, les normes sociales, sanitaires et environnementales seront revues à la baisse. La rémunération du capital continuera d'écraser la valeur du travail. Une seule chose est sûre : l'augmentation des dividendes des actionnaires. Un peu pour la masse, beaucoup pour le petit cercle des monstrueusement riches. Pour convaincre et impliquer le citoyen dans ce marché libéré de toutes contraintes, on encourage tout-un-chacun à devenir actionnaire, de son usine, de son entreprise, de sa société... de son éolienne. La boucle est bouclée.


Conclusion
Les éoliennes géantes feraient-elles partie de ces remèdes qui soignent le mal par le mal, s'attaquant aux symptômes et non aux causes ? Comme souvent, les solutions technologiques aux problèmes causés par la technologie productiviste ressemblent à une fuite en avant éperdue, déguisée en progrès merveilleux, tels les robots-drones-abeilles qui bientôt remplaceront les abeilles décimées d'Europe, d'Amérique et de Chine. La gestion numérique qui tranforme les êtres humains en sujets soumis aux diktats des machines. La biogénétique et les nanotechnologies qui répareront miraculeusement les dégats causés par les dérèglements et empoisonnements divers de tous les organismes vivants.

Conçues et fabriquées dans la logique de l'économie dominante et dominée par la rentabilité, la démesure, l'irresponsabilité et le cynisme, les éoliennes géantes ne sont qu'un rouage de plus de ce rouleau compresseur que l'on pourrait nommer l'économie spéculative.
Il est question de la survie de l'espèce humaine et de la terre qui nous nourrit. Et au-delà de la survie, il est question de la vie, celle qui rend les êtres humains ... humains. En 1950, il a fallu entre dix et quinze ans pour passer d'une agriculture paysanne à une agriculture productiviste. Si l'on peut considérer ce progrès comme un mal nécessaire après les désastres de la guerre, soixante-dix ans plus tard ce productivisme forcené dans tous les domaines a quasiment épuisé la terre et ses ressources. L'agriculture intensive est devenue une filiale de l'agro-chimio-industrie, l'élevage une usine de matériaux vivants. Pour autant, 40 % de la production industrielle alimentaire part directement à la poubelle. L'Occident n'a plus de travail ni d'espoir de jours meilleurs à offrir à ses populations, et le reste du monde s'entredéchire entre guerres, esclavagisme, famines, pollutions, maladies ; dévastations dont les guerres de l'énergie (servie par les armes dernier cri de la haute technologie occidentale) et la chasse à la rentabilité sont largement responsables.

Au XXIe siècle, à moins d'adhérer aux thèses des transhumanistes le progrès viendra de nos capacités et de notre volonté de remettre l'activité productrice à l'échelle humaine, d'allier les qualités des inventions modernes au savoir ancestral, de se poser sérieusement la question : « Pourquoi tant d'énergie, pour satisfaire quels besoins et mener quel genre de vie ? » (Arnaud Michon – Le Sens du vent – Ed. Encyclopédie des nuisances)

Alors, ici, aujourd'hui, pourquoi accepter encore de nouvelles nuisances dans les rares pays encore préservés du tout industriel et du pillage incontrôlé, et qui seront peut-être les terres vivables de demain ?


Ariège - janvier 2015
Constance de Mauvaisin


"L'humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre
sa propre destruction comme une jouissance de premier ordre."
Walter Benjamin (autour de 1930)


SOURCES
RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Portail Nations Unies : http://www.un.org/fr/climatechange/science.shtml
http://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/changement_climatique.php4
http://www.maxisciences.com/r%E9chauffement-climatique/
http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/changement-climatique-les-entreprises-en-premiere-ligne-142447.html
http://www.actu-environnement.com/ae/news/empreinte-environnementale-industrie-francaise-21326.php4
DEFISCALISATION
http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/dossier-economique-fiscal-des-eoliennes/
CONSOMMATION ET PRODUCTION D'ENERGIE
http://www.planetoscope.com/eolienne/804-production-d-electricite-eolienne-en-france.html
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Bilan-2013-de-RTE-La-consommation.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France
La consommation énergétique des infrastructures du web (serveurs, data centers, ...) pourrait
représenter, en 2030, l’équivalent de la consommation énergétique mondiale de 2008.
http://www.presse.ademe.fr/2014/07/etude-web-energy-archive-la-consommation-energetique-des-sites-web-cote-
utilisateur.html
http://www.consoglobe.com/internet-pollution-reelle-cg
PARCS EOLIENS
Prospective du marché en 2014 en France : http://fee.asso.fr/actu/fee-lance-son-observatoire-de-leolien/
GDF Suez au Tréport : http://www.normandie-actu.fr/au-treport-les-eoliennes-font-deja-polemique_78167/
Carte du parc éolien en France : http://www.thewindpower.net/country_maps_fr_1_france.php
EDFen au Mexique : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141002.OBS1002/revolte-et-morts-suspectes-
autour-des-champs-d-eoliennes-mexicains.html
Areva et Total : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article25749
Éoliennes flottantes, volantes
http://www.construction21.org/france/articles/fr/leolienne-volante-bientot-en-orbite.html
http://lenergeek.com/2015/01/28/eoliennes-flottantes-a-axe-vertical-un-premier-parc-en-2018/
Nuisances diverses des aérogénérateurs
Dans son rapport sur la crise du système électrique européen, France Stratégie avait déjà noté : « Chose incroyable, il n'existe aucune analyse des impacts des énergies renouvelables sur les
émissions mondiales, prenant en compte l'intermittence, les cycles complets du carbone et les
substitutions entre production et consommation du carbone dues aux prix élevés »...
http://www.economiematin.fr/news-nuisances-sonores-eoliennes-nombre-france
http://www.nexus.fr/actualite/planete/eoliennes-infrasons-troubles-sante-correles/
http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/eole_riv-loup/documents/DA34.pdf
http://www.opex360.com/2014/09/27/les-eoliennes-laviation-militaire-en-font-pas-bon-menage/
LES LOBBIES ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Une nouvelle illustration de de l’influence croissante des grandes entreprises dans les
négociations climatiques.
http://multinationales.org/Le-lobby-nucleaire-au-coeur-de-la
http://multinationales.org/gaz-de-schiste?lang=fr
http://blogs.mediapart.fr/edition/climatiques/article/111214/cop-de-lima-les-entreprises-au-paradis-des-negociations-climat
L'agro-business et les crédits carbones : http://www.amisdelaterre.org/Scandale-le-soja-GM-detruit-l.html
http://www.euractiv.fr/sections/developpement-durable/laie-lance-lalerte-sur-les-subventions-aux-hydrocarbures-et-le-cout
NUCLEAIRE
Développement du nucléaire
http://www.euractiv.fr/sections/climat-environnement/la-france-prete-construire-de-nouvelles-centrales-nucleaires-
http://lenergeek.com/2012/03/22/largentine-construit-des-centrales-nucleaires-miniature/
http://www.europaforum.public.lu/fr/actualites/2014/10/dieschbourg-reding-nucleaire/index.html
Flamanville : http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/19/epr-de-flamanville-les-quatre-maledictions-d-
un-chantier-controverse_4526032_3234.html
Les déchets nucléaires (uranium appauvri) et les armes de destruction massive
Allié à une très faible quantité de titane, l’UA remplace le tungstène, coûteux et peu fusible.
En outre, c’est un produit fourni quasi gratuitement par l’industrie nucléaire, qui se débarrasse
ainsi à bon compte de déchets dont le stockage est très coûteux. Dernièrement, la France,
unique pays européen producteur et vendeur de ces armes, a voté, en la seule compagnie des
Etats-Unis et d’Israël, contre une résolution de l’ONU cherchant à établir une commission
d’enquête sur les effets de l’UA.
« Depuis les essais en grandeur nature d’armes à uranium appauvri dans le Golfe (1991), l’utilisation d’un nouveau type d’armes nucléaires s’est banalisée dans l’indifférence générale. Chaque nouvelle guerre “humanitaire” (Bosnie, Kosovo, Afghanistan...) a été l’occasion de tester de nouvelles armes à l’uranium appauvri (UA) à des puissances de plus en plus grandes. La nouvelle guerre d’agression lancée contre l’Irak par la coalition anglo-américaine en 2003 avec la complicité de la “communauté internationale”, y compris la France, au cours de laquelle des quantités sans précédent de munitions à l’uranium appauvri sont utilisées, est une véritable guerre nucléaire qui ne dit pas son nom. On est là devant un crime contre l’humanité qui se déroule silencieusement, et à une échelle jamais connue à ce jour. » Joëlle PENOCHET
http://lesproduitsdujardin.free.fr/cocagne/penochet/hiroshima-bagdad.htm
http://www.un.org/fr/disarmament/wmd/nuclear/glossary.shtml
Accidents nucléaires
« Nous devons accepter que l’impossible puisse se produire et il faut pouvoir y remédier. Depuis
2003, nous mettons en garde sur les risques liés aux séismes, sans être vraiment écoutés. »
J. REPUSSARD - Directeur général de l'Institut de radioprotection et de sureté nuclaire.
http://www.reporterre.net/EDF-sous-estime-le-risque-d-un
http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/Documents/surete/rapport_sur_l_inondation_du_site_du_blayais.pdf
http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ca-chauffe-au-tricastin-161578
Japon : http://www.fukushima-blog.com
Ukraine : http://blog.mondediplo.net/2011-04-24-A-Tchernobyl-la-fascination-du-desastre#nb3
TERRES RARES
http://www.encyclo-ecolo.com/Terres_rares
Juillet 2014 - Etude de faisabilité des terres rares : http://www.assemblee-nationale.fr/opecst/faisabilite_terres_rares.pdf
Assemblée nationale vidéo vue sur http://mtlindex.com
Marché des terres rares
Le néodyme joue un rôle déterminant dans la performance des générateurs à éoliennes.
http://petrole.blog.lemonde.fr/2012/05/08/rarefaction-des-metaux-demain-le-peak-all/
http://www.encyclo-ecolo.com/Epuisement_des_ressources#Les_terres_rares
http://www.frenchtouch2.fr/2014/11/france-2-leve-le-voile-sur-la-face.html
http://indices.usinenouvelle.com/metaux-non-ferreux/metaux-mineurs/molycorp-va-enfin-produire-des-terres-rares-a-mountain-pass.4848
http://les-terres-rares.blogspot.fr/2014/11/les-terres-rares-sont-le-petrole-du.html
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/le-cac-40-accro-aux-terres-rares_1390452.html
PUBLICITE
MTLindex - http://mtlindex.com/fr/
Global Metal Broker - http://globalmetal.fr/les-terres-rares-2/
Investir Eolien Taux de 6,32% actuariel sur 4 ans. Un investissement rentable & sûr - http://www.investir-eolien.com
GUERRES DE L'ENERGIE
http://www.fides.org/fr/news/25620?idnews=25620&lan=fra#.VLjm_VzaNJQ
La guerre du pétrole se joue en mer : http://www.monde-diplomatique.fr/index/sujet/petrole
http://www.revueconflits.com/de-la-guerre-economique-a-la-guerre-tout-court/
http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais/fpages/foilwars.html
MIGRATION
Cela fait maintenant plusieurs années que d’importants mouvements de populations ont été identifiés
comme l’un des impacts les plus spectaculaires, et les plus dramatiques, du changement climatique.
http://www.reporterre.net/Le-phenomene-des-migrants-environnementaux
http://www.actu-environnement.com/ae/news/migration-changement-climatique-refugies-maghreb-moyen-orient-15940.php4
http://www.diploweb.com/Carte-Migrations-environnementales.html
https://afriquedecryptages.wordpress.com/2014/02/07/les-migrants-environnementaux-maliens-victimes-du-
changement-climatique-ou-acteurs-de-ladaptation/
PROJETS DELIRANTS
C'est un des grands projets du moment : un câble électrique sous-marin reliant la Bretagne
à l'Irlande et destiné à l'échange de production éolienne, partant du principe que les
conditions seraient favorables d'un côté de la mer Celtique quand elles ne le seraient pas
de l'autre. Sauf que voilà : ça ne marche pas comme ça, comme l'ont démontré Hubert Flocard
et Jean Pierre Pervès dans une étude accessible sur le site de Sauvons le Climat.
http://www.letelegramme.fr/debats/eolien-quelque-chose-ne-tourne-pas-rond-21-09-2014-10350029.php
http://www.euractiv.fr/sections/energie/la-commission-veut-des-objectifs-contraignants-en-matiere-de-captage-de-co2-311599
http://www.energie-rs2e.com/fr/page/thematiques-recherche
http://www.lefigaro.fr/sciences/2014/04/25/01008-20140425ARTFIG00059-une-batterie-prometteuse-pour-l-eolien-et-le-solaire.php
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http://www.savoirs.essonne.fr/dossiers/les-technologies/informatique/la-biometrie-vers-une-nouvelle-carte-didentite/complement/resources/
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